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RÉFORME DES RETRAITES : LA CFTC APPELLE À LA MOBILISATION LE 17 DÉCEMBRE

Les annonces ce jour du Premier ministre sur la réforme des retraites n’ont pas convaincu la CFTC. Réunis en conseil confédéral cette après-midi, ses dirigeants ont diversement apprécié les mesures explicitées par Edouard Philippe. Si le sentiment d’avoir été entendu l’emporte pour une partie du discours, d’autres annonces sur des points pourtant essentiels laissent un goût amer.

À titre d’exemple, la CFTC accueille favorablement les annonces en matière de droits familiaux. Le futur système accorderait des points supplémentaires pour chaque enfant et ce dès le 1er enfant. Une majoration de 5 % qui serait accordée à la mère, sauf choix contraire des parents avec 2% supplémentaire pour les familles de trois enfants.

D’autres annonces témoignent également du fait que le gouvernement a acté la nécessité d’engager des concertations avec les représentants des secteurs concernés. S’il s’agit de favoriser un déploiement du nouveau système sans conséquences brutales pour les travailleurs et sans effets néfastes pour les niveaux de pensions de certains, la CFTC ne peut être que d’accord.

Concernant la gouvernance du futur système, la CFTC a revendiqué durant toute la concertation une voix déterminante pour les partenaires sociaux, rappelant la gestion responsable et efficace de ces derniers dans le cadre des caisses de retraite complémentaire. Afin de retrouver la confiance de nos concitoyens, le projet de loi devra formuler des règles simples et stables de pilotage du futur système. Il devra surtout garantir aux partenaires sociaux un rôle clé dans la gestion des paramètres essentiels. 

Sur ce point, les annonces du jour inquiètent la CFTC. Si le Premier ministre entend bien confier aux partenaires sociaux la fixation et l’évolution de la valeur du point, il fixe dès à présent un âge d’équilibre en ne laissant aux partenaires sociaux que le soin d’en définir les modalités. 

Fixer dès aujourd’hui cet âge-cible et le calendrier pour l’atteindre augure mal du rôle attribué aux partenaires sociaux. Le souvenir encore proche et douloureux de la feuille de route fixée par le gouvernement pour la réforme de l’assurance chômage fait craindre le pire à la CFTC. 

Autre point de crispation : le peu de précisions apportées sur la prise en compte de la pénibilité. Rien, dans les propos du Premier ministre, ne garantit que toutes les situations de travail réellement pénibles donneront lieu à compensation et ce, quels que soient les statuts.

En conséquence, le conseil confédéral a voté la participation de la CFTC à une mobilisation le 17 décembre. Tout en rappelant son adhésion au principe d’un régime universel par points, elle donnera comme mot d’ordre à cette participation :

1- Le refus de l’âge pivot tel qu’annoncé par le Premier Ministre avant même la mise en place de la future gouvernance 

2- L’exigence d’une prise en compte de toutes les situations de travail réellement pénibles comme devant donner lieu à compensation quels que soient les statuts.

Suite au communiqué Confédéral cité ci-dessus, l’Union Départementale de Moselle appelle également à la mobilisation.

Ce mouvement aura lieu le 17 Décembre, Place de la Comédie à METZ de 9h00 à 10H30 avec une prise de parole à 10h00. Afin de rendre ce moment plus conviviale, un café accompagné d’une viennoiserie sera offert aux participant.e.s.

Alors montrons que nous savons nous mobiliser, c’est une opportunité pour la CFTC !

A nous de la saisir.

Ce qu'en pense la CFTC :
La CFTC se mobilise

La CFTC demande que la réalité de toutes les situations de travail pénibles soit prise en compte et revendique un dispositif complet de reconnaissance de la pénibilité. Cela suppose :

  • De mettre fin aux inégalités de traitement qui touchent notamment les agents territoriaux pour qui les modalités de reconnaissance des maladies professionnelles diffèrent.
  • La prise en compte de TOUTES les pénibilités. La CFTC demande la réintégration des quatre facteurs exclus lorsque le C3P est devenu C2P (Manutention de charges lourdes, postures pénibles, agents chimiques dangereux et vibrations mécaniques). Pour rappel, 85% des maladies professionnelles ont pour origine l’un de ces facteurs exclus.
  • La révision de certains facteurs et/ou seuils tels que le travail de nuit (une étude de l’ANSES commanditée par la CFTC établit la corrélation entre travail de nuit et certains cancers)
  • La mise en œuvre d’une politique de prévention digne de ce nom. Parce qu’elle réduirait les réparations et prolongerait l’âge effectif de départ en retraite, cette politique aurait l’avantage de contribuer à l’équilibre budgétaire.

Le principal point de blocage de la CFTC : les annonces relatives à l’âge d’équilibre ou âge « pivot ».

La CFTC est consciente du problème posé par l’évolution du rapport entre le nombre d’actifs-cotisants et le nombre de retraités (1,7 actif pour 1 retraité aujourd’hui, et 1,2 actif pour 1 retraité en 2050). Pour cette raison, la CFTC n’est pas opposée au principe d’un âge pivot afin d’assurer l’équilibre budgétaire du système, condition de sa pérennité.

Si l’âge pivot peut être conçu comme un outil de pilotage du système, il ne doit pas pénaliser les personnes bénéficiant d’une carrière complète. Les cotisants ayant travaillé 42 ans en 2025 et 43 ans en 2035 devront pouvoir liquider leur retraite à 62 ans sans pénalité.

Plus que tout, la CFTC demande que cet outil soit réellement à la main des partenaires sociaux dans le cadre de la future gouvernance du système.

L’avenir des Services Publics nous concerne tous ! Lettre ouverte aux usagers - FAE

Notre Fonction publique est en danger : défendons-la le 22 mai !

Les missions de la Fonction publique – hôpitaux, écoles, préfectures, services des impôts, tribunaux, crèches, EHPAD, …. – font partie du paysage, à tel point qu’il semble aller de soi qu’ils rendent les services qu’on attend d’eux de la meilleure façon possible. Ils emploient aujourd’hui une personne active sur 5. 

Quelles réformes  sont envisagées par le Gouvernement ?

Gouvernement annonce une réforme des services publics en profondeur et la remise en cause du statut des fonctionnaires, avec un objectif budgétaire (120 000 suppressions de postes sur le quinquennat) qui l’emporte sur les objectifs d’amélioration de la qualité des services ainsi que de leur meilleure adéquation aux évolutions et attentes des usagers.

Lorsque les agents publics se mobilisent, de façon historiquement unitaire pour la première fois depuis 10 ans, et manifestent sur l’ensemble du territoire les 10 octobre 2017, 22 mars 2018 et prochainement le 22 mai 2018, c’est pour les services publics et pour l’emploi public, le statut protecteur pour les usagers, le pouvoir d’achat, les conditions de travail …

Il ne s’agit pas uniquement, comme d’aucuns essaient de le faire croire, d’une mobilisation sectorielle et catégorielle de « privilégiés » qui souhaiteraient voir préservés leur statut et leurs « avantages ».

Il s’agit de se mobiliser face aux attaques sans précédent du Gouvernement contre les agents publics (avec un ensemble de mesures négatives en matière de pouvoir d’achat notamment).

Mais, au-delà, il s’agit surtout de défendre les services publics et les valeurs qu’ils incarnent : laïcité, égalité, gratuité, indépendance, solidarité, ainsi que le modèle social public.

Pourquoi est-il important de se mobiliser ?

Certains d’entre vous peuvent se demander pourquoi soutenir un tel mouvement de revendication, pourquoi défendre les services publics, qui, pour certains, fonctionnent de plus en plus mal, pourquoi s’opposer à la transformation publique  souhaitée par le Gouvernement.

Supprimer 120 000 postes, concrètement, c’est baisser les dépenses publiques, certes, mais c’est aussi et surtout voir disparaitre les services publics de proximité, sous-préfectures, préfectures, tribunaux d’instance, hôpitaux, services des impôts …

C’est, en conséquence, devoir se déplacer pour faire des démarches administratives, avec les coûts que cela induit, c’est ne plus avoir accès à un service d’accueil physique remplacé par des bornes informatiques, voire ne plus avoir à faire à des services publics mais à des services gérés par le secteur privé, avec les coûts supplémentaires que cela génère.

Remettre en cause le statut des agents publics, concrètement, c’est remettre en cause le mode de fonctionnement des services publics.

Quelques exemples :

Par exemple, rémunérer des agents publics d’un hôpital au mérite, en fonction des résultats, peut conduire un hôpital à opter pour la prise en charge des pathologies les plus banales, pour lesquelles les résultats sont faciles à obtenir, et délaisser les pathologies les plus lourdes, aux résultats plus incertains et moins immédiats.

Abandonner certaines missions, qui n’apparaitraient pas essentielles, pourrait conduire, par exemple, à confier au secteur privé la gestion des activités culturelles, comme les musées ou les bibliothèques, quitte à ce que leur accès ne soit plus gratuit ou que le montant du droit d’entrée augmente significativement ou encore que toutes les catégories de public n’y aient pas accès. 

Dernier exemple, pourquoi confier la gestion des déclarations d’impôts aux agents de la poste, qui feront payer cette opération 50 euros, alors que ce service est aujourd’hui assuré gratuitement par les agents des finances publiques ? 

Empêchons la dégradation des Services Publics !

Le projet du Gouvernement va conduire, en l’état actuel des choses, non seulement à la dégradation significative des conditions de travail des agents publics mais également à la dégradation, voire à la disparition, du service public rendu aux usagers.

Ces réformes là, nous n’en vouons pas !

Il nous paraît indispensable que le gouvernement entende les réels besoins des citoyennes et citoyens qui réclament plus de proximité et plus de relations humaines.

Les réformes conduites par le Gouvernement sont à l’opposé de ces principes.

Une réforme d’ampleur pour améliorer le rôle et la place de la fonction publique ne peut pas se faire sans les agents publics et sans les usagers des services publics, elle ne peut qu’échouer si elle se fait contre les agents publics et contre les usagers.

C’est pourquoi nous appelons tous les usagers des services publics, sur l’ensemble du territoire, à se mobiliser aux côtés des agents publics, pour défendre les services publics.

Nous sommes tous concernés par la transformation de la fonction publique et des services publics.

La Fonction publique permet d’assurer l’intérêt général et contribue à la cohésion sociale et territoriale.

Elle participe d’un projet de société solidaire tourné vers l’avenir, garantissant le vivre ensemble.

NOS – VOS – SERVICES PUBLICS SONT EN DANGER.

MOBILISONS-NOUS TOUTES ET TOUS, ENSEMBLE
LE 22 MAI PROCHAIN  !

14H00 devant la GARE de METZ

Mobilisation : EHPAD – USLD – SSIAD 30 Janvier 2018

Mobilisation et Grève Nationale le 30 Janvier 2018 pour une meilleure prise en charge de nos aînés !

Les structures d’accueil et les services d’accompagnements des personnes âgées dans notre pays sont mis à mal par les modifications successives de leurs règles de financement.

La CFTC se mobilise aux côtés des autres organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, UNSA, SUD) ainsi que l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées) pour une meilleure prise en charge des usagers de nos structures d’accueil, d’hébergements, et des services d’accompagnements. 

Pour notre organisation syndicale, les propos de la ministre de la santé considérant que les difficultés rencontrées seraient dues à « un problème de management » et non uniquement à une question de financement sont inacceptables. La CFTC ne peut cautionner ce « vrai faux » constat du gouvernement.

Lire la suite … Mobilisation : EHPAD – USLD – SSIAD 30 Janvier 2018

Vos Contacts :
Laurence PERRIN – Présidente
Tél. : 03.87.55.36.52
Courriel : l.perrin@chr-Metz-thionville.fr
Frédéric FISCHBACH – Vice-Président
Tél. : 06.62.06.63.45
Courriel : f.fischbach@cftc57.fr

Fonction Publique maltraitée : Citoyens délaissés ! Manifestation : 10 Octobre 2017 à 10H00 - Place de la Gare - Metz

Les projets de la Présidence Macron mettent à mal nos Services Publics et notre modèle de société !

Nous sommes tous concernés !

Les agents publics ne peuvent être réduits à un coût ni à une variable d’ajustement budgétaire. Leur apport à la richesse nationale doit être reconnu, leur investissement au travail doit être valorisé.

Nous exigeons une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l’engagement professionnel des agents par une augmentation du pouvoir d’achat, la revalorisation des carrières et des moyens nécessaires aux agents pour exercer leurs missions de services publiques.

Suite à la réunion en intersyndicale de 9 Organisations syndicales (CGT – FO – FSU – CFE/CGC – CFTC – FAFPT – UNSA – CFDT – Solidaire) il a été convenu d’une mobilisation unitaire le  :

Mardi 10 Octobre 2017 – 10H00
Départ : Place de la Gare de METZ

Nous demandons à chacun de se mobiliser afin de défendre notre service public et ses agents.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,

Pour la CFTC :
Frédéric FISCHBACH – Union Départementale, Tél. : 06.62.06.63.45
Bernard CULETTO – Fonction Publique Territoriale, Tél. : 06.87.66.75.54
Laurence PERRIN – Fonction Publique Hospitalière, Tél. : 03.87.55.36.53.

Pour l’intersyndicale : 
CFDT : Didier JUNKER – 06 70 64 99 67 / CFE-CGC : Daniel TROUILLOT – 03 54 22 84 88
CFTC : Frédéric FISCHBACH – 06 62 06 63 45 / CGT : Sébastien HESSE – 06 30 34 18 09
FA-FPT : Jean-Philippe CHEVELT – 06 28 37 18 81 /FO : Patrick FUSY – 06 86 43 36 49
FSU : Eric ZOLVER : 06 63 90 42 25 / UNSA : Philippe HOELLINGER – 06 30 97 23 80
Solidaires : Patrice LAURRIN – 06 81 19 69 29

Préavis de grève : 

Ce qu'en pense la CFTC :
La CFTC Moselle en appelle au sens des responsabilités de chacun.

Au-delà de ce mouvement la CFTC Moselle, par sens des réalités, prend en considération les mutations profondes qui impactent les services publics. Le seul exemple de la digitalisation de l’administration donne la mesure de la tâche afin de concilier modernisation de la fonction publique, place faite aux agents (conditions de travail, accès à la formation, statut, etc) et service rendu à la population.

Se mettre autour de la table pour aller de l’avant nécessite de démontrer que l’évolution de la fonction publique ne s’effectue pas à l’encontre de ses agents.

Communiqué : Journée de solidarité Mot d'ordre de grève de la CFTC

Pantin, 17 Mars 2017

La CFTC rappelle qu’il n’existe aucune journée « de solidarité » qui permettrait de récolter des fonds au profit de personnes dépendantes.

La réalité : il a été instauré une taxe sur les salaires de 0,3 % de la masse salariale dite « contribution solidarité autonomie » prélevée mensuellement.

C’est ce prélèvement mensuel dit-contribution solidarité autonomie qui rapporte plus de 2 milliards par an.

Quand un salarié se voit imposer de travailler une journée sans être rémunéré le calcul est simple : 0,3% de 0 égale 0.

Au-delà du principe inacceptable, faire travailler des salariés sans les rémunérer, cette mesure arbitraire se traduit concrètement par nombres d’aberrations.

Fondamentalement attachée au principe « tout travail mérite salaire », la CFTC couvre par un mot d’ordre de grève tout salarié du secteur privé que son employeur voudrait faire travailler gratuitement le lundi de Pentecôte ou tout autre jour qualifié de « journée de solidarité ».

Communiqué de presse