Un peu d’histoire

UN PEU D’HISTOIRE …

La CFTC est la seconde organisation syndicale la plus ancienne de France. Elle est au côté des travailleurs du privé comme du public et participe activement au dialogue social et à la vie de la Société depuis presque de 90 ans !

1919, CRÉATION DE LA CFTC

En 1919, les syndicats chrétiens sentent la nécessité d’une coordination. Ils décident de créer la CFTC : Confédération française des travailleurs chrétiens. La CFTC regroupe, à l’origine, 321 syndicats. Si elle se réfère à l’encyclique Rerum Novarum, elle retient cependant le principe de l’élargissement du recrutement à tous les travailleurs acceptant d’appliquer les idéaux de la morale sociale chrétienne.

La CFTC poursuit l’oeuvre des premiers syndicats, en développant les bureaux de placement, les services juridiques, les caisses d’entr’aide et les services sociaux. En 1920, elle contribue avec d’autres syndicats chrétiens européens à fonder la Confédération internationale des syndicats chrétiens. En France, elle fait reconnaître sa représentativité.

1936, LE PLAN CFTC

Publication le 15 mai 1936 du « Plan CFTC » qui propose un salaire minimum, les allocations familiales, la réduction de la durée du travail, des logements sociaux, les conventions collectives, les centres de formation professionnelle. Ces formations sont dispensées gratuitement par des militants. De nombreux salariés obtiennent ainsi des qualifications et des diplômes et peuvent évoluer professionnellement.

Dans l’entre-deux-guerres, deux tendances s’affirment dans le syndicalisme : le syndicat instrument de la révolution politique ou bien le syndicat fer de lance pour transformer la société. La première se définit parfois comme révolutionnaire, la seconde est réformiste. La première est celle de la CGT, la seconde, celle de la CFTC. Les deux confédérations s’opposent violemment en 1936. Dans une ambiance surchauffée, la CFTC défend l’indépendance syndicale et la liberté du travail.

En 1937, la CFTC compte 2000 syndicats et 400 000 adhérents.

1940, LA CLANDESTINITÉ

La CFTC rentre en résistante durant la seconde guerre mondiale ! La CFTC participe au Conseil National de la Résistance avec Jean MOULIN et à la rédaction de son programme qui prépare la généralisation des assurances sociales, des retraites complémentaires,…

En 1947, le taux de syndicalisation en France atteint 60 %. L’effectif de la CFTC est alors de 800 000 syndiqués.

1964, LA SCISSION DE LA CFTC

Une majorité de la CFTC menée par le groupe « Reconstruction » donne naissance à la CFDT. Une réaction s’organise chez les tenants de la référence et des valeurs sociales chrétiennes, en particulier par la création des « équipes syndicalistes chrétiennes » et de leur journal « Rénovation ». Mais ils ne parviennent pas à stopper l’évolution qui s’achève, au Congrès de 1964, par un vote à environ 70 % en faveur de l’abandon de la référence chrétienne. 300 délégués quittent alors la salle du congrès et décident de maintenir la CFTC. Un bureau provisoire est élu dont le président est Joseph Sauty, le très charismatique leader des mineurs CFTC. Le redémarrage est difficile: la « CFTC maintenue » n’a plus ni patrimoine immobilier, ni matériel. Si les sympathies ne lui manquent pas à l’extérieur, les encouragements sont maigres. A peu près personne n’y croit. Elle se heurte de surcroît à la contestation permanente de la CFDT qui va jusqu’à lui intenter un procès pour utilisation abusive du sigle CFTC.

1965, PROGRAMME DE VINCENNES

LA CFTC RÉAFFIRME SON OPPOSITION À LA POLITISATION SYNDICALE.

Huit mois seulement après la scission, la CFTC rassemble 18 unions régionales, 82 départementales, 27 fédérations professionnelles et 442 syndicats.

En mai 1968, la CFTC participe activement aux accords de Grenelle (Joseph Sauty obtient la création de la section syndicale dans l’entreprise) et connaît une vague d’adhésion sans précédent. Entre le congrès de 1967 et celui de 1969, ses effectifs cotisants progressent de 42%. En 1970, le Conseil d’Etat rend un arrêt stipulant que la CFTC « doit être regardée comme l’une des organisations syndicales les plus représentatives sur le plan national ».

1973, RAPPORT JACQUES TESSIER

« L’ENTREPRISE AU SERVICE DE L’HOMME ».

Mise en place de la politique contractuelle qui incite chaque année les salariés et les employeurs à bâtir un contrat de progrès. Jacques Tessier fait voter l’obligation d’appartenir à un régime de retraite complémentaire avec validation des acquis antérieurs.

1977, CONGRÈS DE VERSAILLES

UN NOUVEAU PROGRAMME À LA MESURE DE LA CRISE ÉCONOMIQUE.

Le 38ème congrès confédéral en 1975 avait approuvé une modification des statuts selon laquelle la référence aux principes de la morale sociale chrétienne ne peut plus être modifiée que par un vote unanime du congrès. Ainsi le mouvement confirme son enracinement dans un syndicalisme dynamique et efficace. Les situations évoluant, ces principes constants inspirent de nouveaux objectifs. C’est pourquoi le 39ème congrès confédéral à Versailles en 1977 a fixé n programme d’action pour les années à venir.

1980-90, LA CFTC EST À L’ORIGINE DES CONVENTIONS DE CONVERSION ET DE L’ALLOCATION PARENTALE D’ÉDUCATION.

En 1980, Jacques Tessier fait voter une loi qui permet aux chômeurs d’être considérés comme travailleurs (maintien du droit à la retraite). En 1988, la CFTC soutient la création du revenu minimum d’insertion qui ouvre de nouveaux droits aux prestations sociales.

1984, LA CFTC PREND UNE PART ACTIVE AU SUCCÈS DES MANIFESTATIONS EN FAVEUR DE

« L’ÉCOLE LIBRE. »

La CFTC s’engage avec succès dans la bataille en faveur de la liberté scolaire, menacée par le projet de loi Savary.

1991, CONGRÈS DE LILLE

La CFTC réaffirme son identité. Elle engage la modernisation de son fonctionnement et de son action. Adoptant une nouvelle signature « La vie à défendre » en 1992, la CFTC entend se positionner au-delà des seules relations de travail au nom des valeurs sociales chrétiennes.

1995, LORS DES CONFLITS SOCIAUX,

LA CFTC OBTIENT LA MÉDIATION ET LA REPRISE DU DIALOGUE.

Le Plan Juppé qui, conformément à une proposition de la CFTC, crée l’assurance universelle permettant à tous l’accès aux soins (assurance maladie).

1999, ADOPTION DU « RAPPORT-PROGRAMME » AU 47ÈME CONGRÈS CONFÉDÉRAL

Au congrès de Dijon, la CFTC adopte un « rapport-programme » pour « un syndicat efficace, d’écoute, de service et de valeurs ». La CFTC des années 2000 peut répondre efficacement à ces interrogations et prendre une place plus importante dans le paysage syndical français si elle sait être attentive aux transformations en cours, en étant fidèle aux valeurs qui justifient son existence, et en anticipant les événements.

La CFTC Aujourd’hui …

La CFTC est de tous les grands combats et participe à toutes les négociations avec pour objectif de faire avancer les droits des travailleurs et de leurs famille : réforme « Fillon » sur les retraites en 2003, CPE et CNE en 2006.

2006, LE STATUT DU TRAVAILLEUR

La CFTC lance présente son projet du Statut du travailleur, lancé par le « rapport-programme » dès 1999 et concrétisé par un groupe de travail depuis 2003. Sont issus du statut du travailleur en parti, par exemple la loi sur la portabilité du DIF et des complémentaires santé et prévoyance en 2008, ANI « sécurisation de l’emploi » en 2013 !

2008, ELECTIONS PRUD’HOMALES

Avec 135 000 adhérents, la Confédération française des travailleurs chrétiens a réalisé un score de 9 % aux élections prud’homales de décembre 2008.

2013 – LA CFTC GARDE SA REPRÉSENTATIVITÉ

 Le 29 mars 2013, la CFTC obtient, aux élections des comités d’entreprise, une audience de 9.3 %. La CFTC reste donc représentative et prendra part aux négociations interprofessionnelles et par conséquent, participera au dialogue social national, durant les quatre prochaines années.

SYNDICALEMENT DIFFERENTE,

la CFTC n’a cessé de faire la preuve de sa vitalité, d’étendre son implantation et d’accroître ses effectifs. La CFTC a toujours surmonté les difficultés et continuera ainsi face à de nouveaux défis : crise économique mondiale, réforme de la représentativité syndicale, individualisation des relations professionnelles, … .

… et la CFTC demain :

La CFTC travaille à la mise en place d’une « traçabilité sociale ». Il s’agît d’un étiquetage visible des produits dont la fabrication et la distribution sont respectueuses des personnes pour permettre aux consommateurs de faire leurs achats en connaissance de cause. « Parce qu’un être humain n’est pas un objet, mais une personne avec une valeur inaliénable, la traçabilité sociale, c’est notre avenir. »

La CFTC, syndicat de construction sociale, est présente tous les jours à vos côtés pour défendre vos intérêts et vous conseiller dans vos démarches.

 

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