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NON AU GEL DU SMIC Communiqué de Presse Confédéral

Pantin, 5 Décembre 2017

Une nouvelle fois, en remettant son rapport annuel, le groupe d’experts chargé de plancher sur le SMIC conseille au gouvernement de ne pas octroyer de coup de pouce au salaire minimum. 
Une nouvelle fois, la CFTC le regrette, mais comme il n’est pas dans les habitudes de la CFTC de s’opposer systématiquement et de tout contester, nous avançons quelques réflexions dont certaines apparaissent en annexe du rapport.

Un groupe d’experts légitime ?

Si la CFTC peut se réjouir de l’abandon des pistes menant à un SMIC différencié selon les régions ou selon l’âge du salarié car ces pistes auraient fait du SMIC un vecteur d’inégalités,  elle tient toutefois à rappeler qu’elle s’est toujours opposée à l’existence de ce groupe d’experts, prétendument objectif, estimant que ses membres ne représentaient qu’un seul courant de pensée de la science économique, regrettant son absence de diversité et jugeant que le gouvernement dispose d’un nombre suffisant d’agents sur l’analyse desquels s’appuyer avant de prendre sa décision, sans faire appel à un comité Théodule. Ces rappels étant faits, la CFTC avance une piste de réforme de cette instance.

S’inspirer de l’exemple anglais 

Vingt ans après sa mise en place, l’expérience de la Low Pay Commission (LPC) britannique est une réussite. Créée pour introduire au Royaume-Uni un salaire minimum, la LPC rassemble en son sein trois personnalités indépendantes, trois personnalités proches des milieux patronaux et trois personnalités issues plutôt des milieux syndicaux.

Les préconisations de son premier rapport, remis en juin 1998, ont conduit à la définition précise du salaire national minimum britannique. Depuis son entrée en application, le 1er avril 1999, la LPC est chargée de conseiller le gouvernement à propos du salaire minimum et de formuler des recommandations sur son évolution.

Par ailleurs, la LPC est attachée à son indépendance tant par rapport au gouvernement que vis-à-vis de groupes de pressions.

C’est sur ces bases, déjà formulées en 2013 dans le cadre d’un groupe de travail, que la CFTC propose de réformer les contours et les missions du groupe d’experts.

Pour une augmentation du SMIC

Sur le fond, la CFTC ne saurait se contenter de l’augmentation légale du Smic (que dire d’un gel de celui-ci) et aurait souhaité un coup de pouce plus conséquent. Notre analyse se fonde sur une étude publiée par l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES). Cette étude qui s’appuie sur une enquête menée en 2014-2015 par l’Ires et le Credoc, révèle que, pour vivre décemment, un ménage composé d’une personne doit gagner 1 400 euros net par mois, et qu’un ménage composé de deux adultes et deux enfants doit, lui, percevoir un revenu mensuel net de 3 300 euros. Soit des montants très supérieurs au Smic.

Avec un Smic gelé, comment se loger décemment (en région parisienne notamment) ? manger sainement ? avoir des loisirs et partir en vacances ? Comment, encore, faire face à l’augmentation des tarifs réglementés (énergie, transports publics, tabac) et à la baisse de certaines aides ? L’équation semble difficilement tenable à l’épreuve du réel.

Pour la CFTC il est donc primordial de conserver les deux critères de la formule de calcul de revalorisations du SMIC.

Pour un revenu digne

La CFTC rappelle sa volonté de voir émerger un revenu de dignité. Reconnaître la valeur travail et reconnaître son prix, ce que Saint Thomas d’Aquin dès le 13ème siècle appelait le juste salaire qui devait permettre aux travailleurs et à sa famille de vivre dignement et d’épargner.

Il est hors de question, pour nous, de mettre en péril nos entreprises : des entreprises prospères, ce sont des emplois et des revenus décents, une formation à la hauteur des enjeux économiques et sociaux, une protection sociale solide, etc.

En finir avec une idée reçue : NON, le SMIC n’est pas un frein à l’emploi !

Dans son introduction, le rapport rappelle :

« Deux objectifs ont guidé les travaux et les propositions du groupe d’experts : augmenter l’emploi et réduire le chômage, de façon durable et soutenable, et lutter efficacement contre la pauvreté, en particulier celle des enfants et des personnes les plus fragiles ».

La CFTC regrette cette tendance à l’amalgame, surtout si l’amalgame est le point de départ du rapport ! Le Smic a été créé dans les années 1950, non pas pour créer des emplois, mais pour une question de justice sociale. Rendons au Smic sa raison d’être et laissons les politiques de l’emploi créer des emplois. Cela passe avant tout par la possibilité pour les salariés à bas revenu d’accéder via la formation professionnelle, notamment, à des emplois plus qualifiés et donc, mieux rémunérés.  

Enfin, il semble étrange, pour ne pas dire ubuesque, de penser que réduire les revenus des travailleurs les plus pauvres (et donc les plus fragiles) serait de nature à lutter contre la pauvreté en particulier celle des enfants et des personnes fragiles.

La CFTC espère donc que le gouvernement ne suivra pas les recommandations du groupe d’experts.

Communiqué de Presse : NON AU GEL DU SMIC !

Rapport du Groupe d’Experts :  Salaire Minimum Interprofessionnel De Croissance (SMIC) 2017

Contribution CFTC : Rapport du groupe d’expert

Fonction Publique maltraitée : Citoyens délaissés ! Manifestation : 10 Octobre 2017 à 10H00 - Place de la Gare - Metz

Les projets de la Présidence Macron mettent à mal nos Services Publics et notre modèle de société !

Nous sommes tous concernés !

Les agents publics ne peuvent être réduits à un coût ni à une variable d’ajustement budgétaire. Leur apport à la richesse nationale doit être reconnu, leur investissement au travail doit être valorisé.

Nous exigeons une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l’engagement professionnel des agents par une augmentation du pouvoir d’achat, la revalorisation des carrières et des moyens nécessaires aux agents pour exercer leurs missions de services publiques.

Suite à la réunion en intersyndicale de 9 Organisations syndicales (CGT – FO – FSU – CFE/CGC – CFTC – FAFPT – UNSA – CFDT – Solidaire) il a été convenu d’une mobilisation unitaire le  :

Mardi 10 Octobre 2017 – 10H00
Départ : Place de la Gare de METZ

Nous demandons à chacun de se mobiliser afin de défendre notre service public et ses agents.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,

Pour la CFTC :
Frédéric FISCHBACH – Union Départementale, Tél. : 06.62.06.63.45
Bernard CULETTO – Fonction Publique Territoriale, Tél. : 06.87.66.75.54
Laurence PERRIN – Fonction Publique Hospitalière, Tél. : 03.87.55.36.53.

Pour l’intersyndicale : 
CFDT : Didier JUNKER – 06 70 64 99 67 / CFE-CGC : Daniel TROUILLOT – 03 54 22 84 88
CFTC : Frédéric FISCHBACH – 06 62 06 63 45 / CGT : Sébastien HESSE – 06 30 34 18 09
FA-FPT : Jean-Philippe CHEVELT – 06 28 37 18 81 /FO : Patrick FUSY – 06 86 43 36 49
FSU : Eric ZOLVER : 06 63 90 42 25 / UNSA : Philippe HOELLINGER – 06 30 97 23 80
Solidaires : Patrice LAURRIN – 06 81 19 69 29

Préavis de grève : 

Réforme du Code du Travail : la contestation s’installe Article du Républicain Lorrain du 22 Septembre 2017

La deuxième journée contre la réforme du Code du travail a mobilisé 132 000 manifestants dans toute la France. Un chiffre en recul par rapport à la semaine dernière, mais qui a ratissé plus large. De mauvais augure pour le gouvernement.

Le président pourra s’en satisfaire aujourd’hui, devant le conseil des ministres qui adoptera les ordonnances réformant le code du travail : la deuxième journée de protestation a légèrement moins mobilisé que la première.

À Paris, la police a compté 16 000 manifestants, contre 24 000 la semaine dernière, tandis que la CGT en revendiquait 55 000, contre 60 000 le 12 septembre. À l’échelle nationale, 132 000 personnes ont battu le pavé contre 223 000 (chiffres du ministère de l’Intérieur) lors de la première journée de mobilisation.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelait à la manifestation avec Solidaires et l’Unef, n’en a pas moins revendiqué un niveau de mobilisation « équivalent » à celui de la semaine dernière, et « plus de débrayages dans les entreprises ».

« La masse » samedi ?

La prudence reste cependant de mise pour le gouvernement. « C’est que le début », a prévenu Jean-Luc Mélenchon, présent hier, et déjà projeté sur la manifestation qu’organise demain La France insoumise : « Samedi, il va y avoir la masse, et puis à partir de lundi on va rentrer dans une série de mouvements sociaux catégoriels, par branche, de ce que j’ai compris des consignes syndicales. » Il met ainsi son espoir dans le relais que prendront lundi les routiers, vendredi prochain les retraités, mardi 10 octobre les fonctionnaires…

Autre préoccupation pour le gouvernement : la mobilisation a été moindre, mais plus large. Par la présence de Jean-Luc Mélenchon, absent le 12 septembre, côté politique, et par la participation, côté syndical, de nombreux adhérents de FO, de la CGC ou de la CFDT, dont les organisations n’appelaient pas à manifester. Ils faisaient ainsi écho au récent communiqué de la CFDT, dénonçant avec la CFTC et l’UNSA un texte « déséquilibré, au détriment des salariés ».

Macron provoque

Le président ne manquera pas de commenter tout cela aujourd’hui devant ses ministres. Mais il a dès hier à Marseille, dans un échange avec une chômeuse, défendu sa démarche : avec les ordonnances, « les gens ne voient qu’un aspect de la politique qui est conduite… Une vraie réforme du marché du travail est nécessaire, car on produit depuis des décennies trop de chômeurs, en particulier chez les jeunes et les gens peu qualifiés. Nous allons avoir une politique de formation. »

Cela venait après une première déclaration la veille à New York, où il avait affirmé que « la démocratie, ce n’est pas la rue ». Il s’est attiré hier cette réplique cinglante du très courtois président de la CFTC Philippe Louis : « La rue, c’est aussi la démocratie. » Le président risque d’avoir de nombreuses occasions de la vérifier ces prochains jours.

F.B.

Lien : Article Républicain Lorrain du 22 Septembre 2017 

Communiqué de Presse : L’UD CFTC de la Moselle appelle ses syndicats à se mobiliser ! Réforme du Droit du Travail

Lors de sa réunion de Conseil du 18 Septembre 2017, notre Union Départementale a décidé, à l’unanimité, d’appeler l’ensemble des syndicats CFTC et leurs adhérents mosellans à rejoindre les différentes mobilisations organisées en Moselle.

Les conseillers de l’UD CFTC de la Moselle s’inquiètent des attaques incessantes de notre modèle économique et social qui a mis tant d’années à se construire. L’UD CFTC de la Moselle appelle ses syndicats à se mobiliser ! L’UD CFTC de la Moselle appelle ses syndicats à se mobiliser !

Le gouvernement par son projet d’ordonnances détruit un outil de protection et de régulation qu’est le code du travail.

L’UD CFTC de Moselle s’oppose notamment à :

  • La possibilité de modifier les contrats de travail par accord d’entreprise.
  • L’individualisation de la législation du travail en réduisant le rôle protecteur du code du travail, des conventions collectives et des accords de branches.
  • La simplification de la procédure de licenciement et la mise en place de barèmes pour fixer les indemnités prud’homales. Qu’en est-il de la juste réparation du préjudice ?
  • La fusion de trois instances historiques (DP, CE et CHSCT) avec une réduction de leurs attributions et des moyens accordés à cette nouvelle instance.

Pour notre Union Départementale, ce projet est effectué en dépit du bon sens, sans mesurer les impacts des précédentes réformes du Code du travail (2016 – Loi Travail, 2015 – Loi Rebsamen, 2015 – Loi Macron, …)

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PASSTIME 2018 Bon de Commande

Notre partenaire PASSTIME vient de nous informer que les éditions 2018 de ses guides pour les secteurs Moselle, Moselle Est, Sarrebourg/Saverne, Meurthe-et-Moselle et Bas-Rhin sont en cours de finalisation et partiront prochainement en impression. 
 
Si l’offre vous intéresse, nous vous demandons de bien vouloir remplir le bordereau (disponible en cliquant sur le lien ci-dessous) et de le retourner, accompagné du chèque (libellé à l’ordre de PASSTIME)   à l’UD CFTC Moselle – 69 Rue Mazelle – BP 90243 – 57006 METZ CEDEX 1  AVANT LE 2 OCTOBRE 2017  (passé ce délai, nous ne pourrons plus garantir de la disponibilité de ce guide).

Bon de Commande PASSTIME

MODALITES DE COMMANDE

Votre bulletin de commande sera à retourner à l’UD CFTC Moselle accompagné d’un chèque à l’ordre de PASSTIME.

* si vous souhaitez recevoir votre commande à domicile, il conviendra de rajouter à la commande 3 € par guide commandé

* sinon, le guide sera à récupérer, soit dans votre antenne locale CFTC, soit à l’UD CFTC Moselle – 69 Rue Mazelle à Metz.

 
POUR INFORMATION : Les tarifs resteront inchangés par rapport à l’édition 2017.