Neuhauser : le temps de travail en négociation Article du Républicain Lorrain du 13 Mai 2017

À l’issue de la première négociation officielle entre les syndicats et la direction de Neuhauser, jeudi, les 259 suppressions de postes pourraient se réduire à 146. Mais les syndicats restent vigilants sur différents points.

C’ est rassurant : la direction prend des engagements qui vont dans le sens de la pérennité du bassin de Folschviller », assure Patrick Hoquel, délégué CFTC, à l’issue de la première négociation officielle entre les syndicats et la direction de Neuhauser qui s’est tenue jeudi.

Le comité central d’entreprise (CCE) qui s’était déroulé le mercredi (lire RL du 11 05) avait permis aux syndicats CFTC, CFDT et CGT de prendre en compte les considérations des salariés et de fixer leur ligne de conduite au cours des discussions portant sur la sauvegarde de l’emploi, les primes de licenciement et de départs volontaires, les congés de reclassement.

Un délai supplémentaire

Si la direction doit exposer ses propositions le 16 mai, un délai d’une semaine a déjà été acté concernant le dernier CCE. Initialement prévu le 24 mai, il a été repoussé au 31 mai, laissant un peu plus de temps à chacun d’étudier les propositions.

« Le livre I qui contient les mesures du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) n’est plus du tout le même que celui du 27 janvier, au début de la procédure. Il y a eu des avancées notoires et substantielles », souligne Patrick Hoquel. Pour la CGT, la rencontre de jeudi a montré que la direction « a ouvert les portes des négociations ».

Dans le détail, quinze postes dépendent des accords sur le temps de travail qui sont en négociation, et seize postes pourraient aussi être préservés si l’internalisation du nettoyage au Furst 2 est réalisée.

« Pour que l’usine retrouve un équilibre, c’est-à-dire qu’elle fasse du profit, il faut qu’elle soit « chargée », or ce n’est pas le cas. C’est pourtant la clef de voûte de la pérennité que d’amener des clients et des commandes. Pour cela, il faudra travailler le week-end », développe le délégué CFTC.

Des avancées

L’accord discuté sur le temps de travail évoque deux systèmes. Le premier est de travailler en 5×8 : deux matins, deux après-midi et deux nuits suivis de quatre jours de repos. « C’est-à-dire que l’usine ne s’arrête jamais », résume Patrick Hoquel. Il faudrait donc pour cela rajouter une cinquième équipe. Le second accord est le travail le samedi et le dimanche sur la base du volontariat : 24 h travaillées payées 35 h.

« Les salariés du Furst 2 seraient d’accord mais ils ne sont pas matures pour la mise en place, c’est pour cela qu’il faut mettre en place le plan de formation triennal », souligne-t-il. Car la direction, en plus d’un investissement de 5M€ au Furst 1, aurait acté un plan triennal de formation de 8,6M€ pour tous les salariés. Des avancées auxquelles s’ajoute la certification bio à venir au Furst 1.

« Le groupe Soufflet va bien, c’est Neuhauser qui va mal mais la direction se donne les moyens de renforcer l’entreprise : ses estimations, son plan stratégique pour trois ans c’est déjà bien. Après, rien n’est sûr , témoigne de son côté Christian Porta, délégué CGT. Nous voulons préserver l’emploi mais pas dans n’importe quelles conditions, il y a une réflexion à avoir notamment sur comment mettre en place l’accord sur le temps de travail. Ensuite, la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) suit le dossier, elle repère les hic et les points négatifs, c’est un vrai médiateur. »

Si les voyants semblent au vert pour réduire les 259 suppressions initiales à 146, la CFTC reste attentive : « On verra s’il a lieu de faire une grève ou un débrayage ».

Olivia FORTIN

Pièce-Jointe : Article du Républicain-Lorrain du 13 Mai 2017

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