INÉGALITÉS SALARIALES : NI HABITUDE, NI FATALITÉ

Aujourd’hui, 7 novembre à 16h34, les Françaises sont appelées à dénoncer les inégalités salariales. La CFTC soutient et accompagne cette opération symbolique. Au-delà de cette journée, l’égalité professionnelle est un enjeu prioritaire pour notre organisation syndicale. Au quotidien, ses militants signent des accords pour favoriser l’égalité salariale.
 
 Souvenons-nous : en 1936, lors des négociations sur les premières conventions collectives, les arguments patronaux pour justifier un salaire féminin inférieur se basent sur le fait que « les femmes mangent moins que les hommes » et « raccommodent elles-mêmes leurs vêtements ». Ces arguments n’ont plus cours aujourd’hui, mais d’autres sont silencieusement à l’œuvre. Les femmes seraient moins disponibles, moins endurantes, moins douées pour la négociation et le management, moins dépendantes d’un salaire pour subvenir à leurs besoins, etc. A ces schémas conscients ou inconscients, s’ajoute une réalité : les femmes travaillent plus souvent que les hommes à temps partiel, que celui-ci soit choisi ou imposé.
 
Ainsi, en 2016, les écarts de salaire « inexpliqués » entre sexe sont toujours de 12%.
  
Les discriminations envers les femmes sont un énorme gâchis économique mais aussi social. Ce gâchis économique vient d’être mesuré et les résultats sont édifiants. D’après les calculs de France Stratégie, en supprimant ces inégalités, on obtiendrait une hausse du PIB de près de 7% … soit des gains économiques d’environ 150 milliards d’euros par an !
 
Mais, pour la CFTC, s’il faut combattre les discriminations, ce n’est pas parce qu’elles sont coûteuses pour l’économie. C’est surtout parce qu’elles sont encore plus coûteuses pour les personnes discriminées. Il faut les combattre avant tout parce qu’elles contreviennent au principe d’égalité, qu’elles sont causes de grandes souffrances et peuvent avoir des effets dévastateurs sur la vie professionnelle et personnelle.

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