15 Mars 2018 : #DignitéPersonnesAgees

Maison de retraite Sainte-Madeleine à Thionville : « Ça pleure dans les chambres le soir » Article du Républicain Lorrain du 23 Février 2018

La maison de retraite Sainte-Madeleine à Thionville subit elle aussi un manque cruel de personnels. Mais certains soignants dénoncent également la pression de leur direction, une organisation despotique et des conditions de vie indignes pour les résidants.

La voix est serrée. Et les mots sont durs. Infirmières et aides-soignantes de la maison de retraite Sainte-Madeleine à Thionville souffrent. Elles dénoncent des conditions de travail infectes. «  Ce sont les résidants qui en subissent les conséquences  », déplorent-elles..

Le malaise est général, partagé dans la majorité des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Les manifestations initiées à travers la France, et en Moselle nord, fin janvier l’ont prouvé.

Mais dans les couloirs de Sainte-Madeleine, la colère ne repose pas uniquement sur le manque de moyens et de personnels. Les salariées rencontrées pointent également la responsabilité de la direction. «  On n’en peut plus !  » Elles évoquent des problèmes de planning, une répartition des soins inappropriée, «  une organisation despotique  », des humiliations, des insultes aussi. Elles se sentent contrôlées, dénigrées, dévalorisées. «  La directrice monte les équipes de soignants les unes contre les autres  », témoigne anonymement un petit groupe d’employées. «  Elle préconise les toilettes sur les soins. Résultat : des vers sont apparus sur une plaie l’été dernier  », garantit un représentant syndical CFTC. La photo qu’il montre n’est ni datée, ni localisée. Elle n’a donc pas de valeur devant les autorités sanitaires.

Les salariées parlent d’intimidation à leur égard et envers les familles des personnes âgées. «  Les proches se taisent car ils ont peur de ne pas trouver de place ailleurs . Il y a même des médecins traitants extérieurs qui ne veulent plus venir.  »

« Ce n’est pas aux résidants de subir ça »

« Les résidants sont mis en danger », s’inquiètent le noyau de protestataires. Les conditions de vie et de traitement des résidants aggravent le mal-être de ces professionnels. «  Il n’y a pas de rythme, pas d’harmonie de vie. Ça chigne, ça pleure dans les chambres le soir. En attendant que l’on puisse s’occuper d’eux, les résidants s’endorment parfois dans des positions indignes. Le dernier est couché à 23 h dans le meilleur des cas.  » Sans parler de la lenteur des changes. Les larmes montent aux yeux des femmes qui prononcent ces détails.

Malgré toutes ces accusations, les salariées interrogées refusent de quitter leur poste. «  On pense aux résidants. Ce n’est pas à eux de subir ça. Ils sont déjà paumés à cause du turnover dans le personnel, des arrêts maladie, des démissions à répétition. C’est de la maltraitance. Mais les résidants payent pour être là.  »

Frédérique THISSE

* Contactée, l’Agence régionale de santé de Lorraine n’a pas souhaité s’exprimer sur les éventuels signalements dont elle aurait fait l’objet.

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EHPAD : 500 manifestants sous les fenêtres du conseil départemental de Moselle France Bleu Lorraine Nord - 30 Janvier 2018

Les personnels soignants des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Moselle étaient en grève ce mardi. Une grève nationale pour dénoncer le manque de financement, le manque de moyens et des conditions de travail qui se dégradent.

L’appel à manifester a été entendu en Moselle, 500 personnes se sont rassemblées sous les fenêtres de la préfecture et du conseil départemental de Moselle à Metz. Le personnel soignant dénonce le manque d’effectif, le manque de moyens et des conditions de travail qui se dégradent d’année en année. Ils dénoncent une situation qui ne permet plus de prendre en charge les personnes âgées de façon digne.  Lire la suite … EHPAD : 500 manifestants sous les fenêtres du conseil départemental de Moselle France Bleu Lorraine Nord – 30 Janvier 2018

Congrès Départemental Républicain Lorrain : 16 Novembre 2017

CFTC : Former pour mieux Lutter

L’Union Départementale CFTC s’est réunie en congrès à Stiring-Wendel devant 200 militants. Le Président (réélu) Pascal DAHLEM avait convié plusieurs responsables nationaux : Bernard SAGEZ, Secrétaire Général Confédéral ; Francis OROSCO et Patrick DEL GRANDE, respectivement présidents des Fédérations Chimie-Mines-Textile-Energie (CMTE) et Batimat-TP.

Bernard SAGEZ fait partie de ceux qi sont autour de la table, lors des négociations avec le gouvernement. «La CFTC a pris acte de la loi Travail, mais nous déplorons que le gouvernement ait choisi de les « Balancer » tout de suite, sans poursuivre le dialogue.» Car c’est dans cet esprit que la CFTC a travaillé : «Il faut être autour e la table pour faire bouger les choses et nous avons réussi à apporter quelques modifications importantes.», comme sur les accords de branche. Lire la suite … Congrès Départemental Républicain Lorrain : 16 Novembre 2017

Réforme du Code du Travail : la contestation s’installe Article du Républicain Lorrain du 22 Septembre 2017

La deuxième journée contre la réforme du Code du travail a mobilisé 132 000 manifestants dans toute la France. Un chiffre en recul par rapport à la semaine dernière, mais qui a ratissé plus large. De mauvais augure pour le gouvernement.

Le président pourra s’en satisfaire aujourd’hui, devant le conseil des ministres qui adoptera les ordonnances réformant le code du travail : la deuxième journée de protestation a légèrement moins mobilisé que la première.

À Paris, la police a compté 16 000 manifestants, contre 24 000 la semaine dernière, tandis que la CGT en revendiquait 55 000, contre 60 000 le 12 septembre. À l’échelle nationale, 132 000 personnes ont battu le pavé contre 223 000 (chiffres du ministère de l’Intérieur) lors de la première journée de mobilisation.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelait à la manifestation avec Solidaires et l’Unef, n’en a pas moins revendiqué un niveau de mobilisation « équivalent » à celui de la semaine dernière, et « plus de débrayages dans les entreprises ».

« La masse » samedi ?

La prudence reste cependant de mise pour le gouvernement. « C’est que le début », a prévenu Jean-Luc Mélenchon, présent hier, et déjà projeté sur la manifestation qu’organise demain La France insoumise : « Samedi, il va y avoir la masse, et puis à partir de lundi on va rentrer dans une série de mouvements sociaux catégoriels, par branche, de ce que j’ai compris des consignes syndicales. » Il met ainsi son espoir dans le relais que prendront lundi les routiers, vendredi prochain les retraités, mardi 10 octobre les fonctionnaires…

Autre préoccupation pour le gouvernement : la mobilisation a été moindre, mais plus large. Par la présence de Jean-Luc Mélenchon, absent le 12 septembre, côté politique, et par la participation, côté syndical, de nombreux adhérents de FO, de la CGC ou de la CFDT, dont les organisations n’appelaient pas à manifester. Ils faisaient ainsi écho au récent communiqué de la CFDT, dénonçant avec la CFTC et l’UNSA un texte « déséquilibré, au détriment des salariés ».

Macron provoque

Le président ne manquera pas de commenter tout cela aujourd’hui devant ses ministres. Mais il a dès hier à Marseille, dans un échange avec une chômeuse, défendu sa démarche : avec les ordonnances, « les gens ne voient qu’un aspect de la politique qui est conduite… Une vraie réforme du marché du travail est nécessaire, car on produit depuis des décennies trop de chômeurs, en particulier chez les jeunes et les gens peu qualifiés. Nous allons avoir une politique de formation. »

Cela venait après une première déclaration la veille à New York, où il avait affirmé que « la démocratie, ce n’est pas la rue ». Il s’est attiré hier cette réplique cinglante du très courtois président de la CFTC Philippe Louis : « La rue, c’est aussi la démocratie. » Le président risque d’avoir de nombreuses occasions de la vérifier ces prochains jours.

F.B.

Lien : Article Républicain Lorrain du 22 Septembre 2017 

Ce qu'en pense la CFTC :
Une réforme en dépit du bon sens !

Pour notre Union Départementale, ce projet est effectué en dépit du bon sens, sans mesurer les impacts des précédentes réformes du Code du travail (2016 – Loi Travail, 2015 – Loi Rebsamen, 2015 – Loi Macron, …)

Ces ordonnances représentent un risque sans précédent pour la stabilité économique des entreprises. Cette réforme incitera les entreprises à se livrer à une course effrénée à la réduction des coûts salariaux. Dans un contexte fortement concurrentiel, le dumping social sera exacerbé et obligera les employeurs à chercher toutes les sources d’économie et cela au détriment des salariés.

L’éloignement des représentants du personnel ne permettra plus aux salariés d’être défendus au plus près des difficultés qu’ils rencontrent.

Notre Union départementale affirme avec force que la première ressource d’une entreprise est ses salariés avec leurs compétences et leur expérience.

Le gouvernent se faufile sur une pente plus que glissante, il serait bon de lui rappeler qu’à force de flexibiliser le monde de l’entreprise au détriment de la sécurité des salariés, on déstabilise plus que l’on ne sécurise le tissu économique.